« Memento Mori » un rappel nécessaire

Une question qui se pose est : « qu’est ce que je ferai si j’apprenais avoir un cancer, si la mort me frappait dans quelques mois ? ». Généralement on se rassure en se disant que nous n’avons pas, alors pourquoi stresser ? Mais….

Nous avons tous un cancer

La réalité est que nous sommes tous atteints d’un cancer, certains plus que d’autres, mais personne n’y échappe. Ce n’est pas celui du poumon, ou du sein, c’est notre temps. Il nous ronge petit à petit, chaque seconde de notre vie, est une seconde de moins. Et c’est la mort qui nous attend, c’est inévitable, un passage obligé. Ce cancer c’est le temps. 

Chaque seconde est peut être la dernière :

Vous buviez votre café, boom ! Infarctus. 

Vous traversiez la route, boom ! Un chauffard vous écrase ! 

Boom ! Kim Jung Un presse un bouton, les têtes nucléaires volent à tout va ! 

Acceptation de la mort pour mieux vivre

Chaque jour est peut être le dernier, mais ça trop peut de personne le comprennent.  Parce que la mort est une chose tabou qui effraie beaucoup de personnes. Alors qu’elle est comme notre naissance, une étape obligatoire du cycle de la vie. Les gens ne veulent pas prendre conscience de cette réalité de la mort et pense qu’il peuvent vivre leur vie un peu comme si elle était éternelle, elle ne l’est pas. Et d’ailleurs personne de veut d’une vie éternelle, on ne pourrait pas la supporter car cela nous ferait justement perdre le sens de notre vie. Dans l’excellent film « Time out » certains on le privilège de pouvoir vivre des millions d’années, la vie n’a plus aucun goût ni sens pour eux et ils préfèrent mourir. 

La mort effraie, pourtant il est essentiel d’en prendre conscience et de l’accepter pour pouvoir vivre sa vie de la meilleur façon qu’il soit. L’habitude de toujours repousser à plus tard, même les projets qu’on envie le plus vient de cette idée de refus de la mort, inconsciemment on pense qu’on aura toute la vie pour faire cela, c’est pour cela qu’on repousse sans cesse. 

Accepter la mort comme une chose naturel c’est surtout prendre conscience de la valeur de notre temps. Avec l’augmentation de la moyenne d’âge et du niveau de vie on a tendance à penser que l’on vivra jusqu’à 90 ans, voir plus. Or rien n’est acquis. On ne possède en réalité que le temps qui s’est déjà écoulé.  Prendre conscience de la mort c’est réaliser que chaque seconde qui nous est offert est un cadeau.

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, respirer, d’être heureux. » écrivait Marc Aurèle.

Généralement la réponse de ceux qui apprennent avoir un cancer est qu’il vont laisser de côté les choses inutiles, les choses qui les freines, ils vont améliorer leur relation avec leur famille, et passer plus de temps à faire des choses biens. Avoir conscience de la mort peut aider à accomplir de grande chose, personnellement je refuse de passer ma vie à ne rien faire, je ne me permettrai pas de gâcher mon temps car se serrait un manque de respect envers moi même. La conscience de la mort peut même être une source d motivation pour vos projets, savoir que si vous ne faites pas une chose maintenant, vous ne pourrez peut être jamais la faire. 

« Fais chacun de tes actes comme si c’était le dernier de ta vie.” Marc Aurèle

(Attention à ne pas interpréter ça de la mauvaise façon, prendre conscience de la brièveté de la vie ne veut pas dire se mettre à faire des conneries comme un enfant et se bourrer de sucre parce que vous pourriez ne plus jamais manger de sucettes…)

La formule pour ne pas oublier

La formule qui date de l’antiquité pour se rappeler que la mort peut survenir à tout instant est « Memento Mori« , elle représente la fragilité de la vie et rappel que nous ne sommes que des hommes, riches, pauvres, tous nous mourrons. Les illustrations pouvaient effrayer mais étaient nécessaires pour ne pas que les hommes oublient la brièveté de leur vie et l’étape obligatoire de la mort. De nombreux philosophes, hommes d’états, d’affaires possédaient un crâne humain sur leur bureau pour ne jamais oublier cette maxime.

Bon un crâne sur son bureau n’a plus le même effet qu’avant, on vous prendrai surement pour un psychopathe, mais l’idée est là. Lors des grandes parades militaires à Rome après un retour de victorieux de conquêtes, une tradition voulait qu’un esclave marche à côté du général en chef pour lui répéter « Memento Mori » afin qu’il ne se prenne pas pour un dieu et n’oublie pas sa condition d’homme. 

Vivre correctement 

Chaque seconde compte, il faut maintenant apprendre à utiliser son temps. C’est très important et cela à toujours marqué une grande différence entre les hommes. Sénèque allait même jusqu’à dire que  » certains ont cessé de vivre avant même d’avoir commencé » , comprendre qu’il ne savent pas comment vivre et gâchent ainsi leur vie.  Il y a une différence très clair entre ceux qui ont conscience de la mort et ceux qui la fuient. Le temps est précieux et maintenant ? Comment l’utiliser du mieux possible et être heureux ? C’est la grande réponse du stoïcisme, toutes les pratiques du stoïcisme permettent de répondre à cette question, mais je vais me concentrer sur certains grand principes. 

Il y a 2 types d’événement

Le stoïcisme distingue 2 types d’événement, le premier constitue tous les événement sur lequel nous n’avons aucun contrôle, la liste est longue : retard de train, guerres, jeux politiques, famines, caractères des gens, jugement de la foule, les enfants bruyant au parcs… Réfléchissez y, ai- je le contrôle sur les guerre ? Non. Est ce que je peux changer la nature d’un enfant ? Non, les enfant découvrent la vie, ils courent font du bruit, c’est normal, je peux éduqué mes enfant pour qu’il en fasse moins, mais pas ceux des autres. Un retard de train ? Je ne peux rien n’y faire, je ne le conduis pas. 

Le second type d’événement constitue tous les événements sur lesquels nous avons un certains contrôle, les événements que nous pouvons influencer.  C’est essentiellement nos pensées, nos perceptions, notre volonté et nos actions. (Bien que nous n’ayons pas de contrôle sur certaines actions, si je suis esclave, je n’ai pas le choix, mais il me reste quand même mes pensées pour être indépendant et libre). Je suis le total maître de mes pensées, du moins si je ne suis pas soumis à mes tentation sujet que j’avais déjà un peu abordé ici.

La deuxième catégorie d’événement est bien plus petite que la première, c’est comme ça, et c’est ce qui donne un « avantage » indéniable aux stoïciens, admettre qu’il ne peuvent contrôler que peu de choses. Ceci n’est absolument pas un attitude de victime, c’est une attitude rationnel, si vous travailler dans un restaurant vous n’avez aucune influence sur la diplomatie autour d’une guerre par rapport à quelqu’un qui travaillerait au gouvernement. Certains diront surement que nous avons de l’influence en manifestant ou en votant, certes, lorsque votre voix s’ajoute à des centaines de milliers d’autres, mais en tant qu’individu, vous avez très peu d’influence dans votre quotidien.  Enfin de l’influence sur un certains nombre de choses qui sont réduites. 

Un avantage considérable 

Pour comparer ces deux type d’événements il suffit de s’imaginer un cercle gigantesque, mettez y ce que vous ne pouvez pas contrôler, et un cercle minuscule, mettez y ce que vous contrôlez. 

Une majorité de personnes passent leur temps à se soucier du plus grand cercle, le problème est qu’elle y investissent trop d’énergie et de temps par rapport à l’impact qu’elles ont réellement dessus. Les stoïciens choisissent d’investir leur énergie et leur temps dans le cercle le plus petit, là où l’impact sera beaucoup plus grand. Au vu de la brièveté de notre vie ceci est le plus intelligent à faire. 

Par exemple, beaucoup de gens deviennent anxieux à force de regarder tous les jours les news : incendies, migrants qui meurent en mer, accident de voiture… Bien sûr que c’est triste, mais est ce qu’ils y peuvent quelques choses ? Est ce qu’il avance à s’attrister sur toutes les horreurs du monde ? Non. Il faut se concentrez sur ce que l’on peut influencer autour de nous, si je suis révolté par la misère des migrants et qu’un camp se trouve près de chez moi, je peux ramener des couverture, ou sinon faire des dons, ou voter pour quelqu’un qui les organisera des aides. Mais ce qui est certains c’est que j’ai peu d’influence sur les causes des migrations et regarder les 24/24 news pour voir des enfants se noyé ne changera rien à la réalité du monde.  

En revanche mes actions, ma volonté et mes pensées, j’ai bien le contrôle dessus. Au lieu de passer 30 min par jour à regarder les news je peux travailler à la réalisation de projets qui auront un impact sur le monde, à leur échelle. Mais rester baba devant la télé n’est pas la solution ! 

Ainsi prendre conscience de ce qui vaut la peine qu’on s’y intéresse permet de se séparer d’émotions qui nous perturbent comme l’anxiété, le stresse, et de ne pas perdre notre énergie et notre temps. C’est une économie nécessaire pour mieux vivre. On peut ainsi investir tout cela dans ce qui compte réellement : le cercle d’influence, la famille, les amis, notre communauté, nos projets….  C’est comme ça qu’on améliore sa vie et surtout qu’on peut réellement vivre. 

Certains formuleront peut être une critique en qualifiant ceci d’égoïsme, mais qui est égoïste entre celui qui cherche à impacter le monde de la meilleur façon et celui qui reste devant sa télé en imaginant un monde parfait ? 

 

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